lundi 22 août 2011

Le plus grand bonheur




Le plus grand bonheur - la félicité, la béatitude - ne demande absolument aucune compétence, ne nécessite aucune qualité, ne requiert aucun effort.

Le plus grand bonheur ne demande aucun enseignement, il n'est donné par aucune pratique, il de dépend d'aucune méthode, art, technique ou travail.

Le plus grand bonheur est accessible à tout moment par n'importe qui, n'importe où.

Le plus grand bonheur est la joie infinie que je ressens lorsque je prends conscience de ce que je suis.

Cette joie infinie est pure sérénité, pur amour, pur enthousiasme, pure liberté.

Il est impossible de la décrire, impossible de l'enseigner, impossible de la provoquer.

On ne peut que la vivre en abandonnant toute recherche.

On ne peut que la vivre en s'abandonnant à l'éternité du soi.

Ecoute donc la voix de la sagesse et renonce à la voie de la folie.

Cesse de chercher ce qui ne peut pas être et abandonne-toi à la joie infinie d'être ce que tu es.

mercredi 8 juin 2011

Le bonheur est un état magnifié de conscience




Là, maintenant, dans la grâce unique de cet instant, où que tu sois, qui que tu sois, tu es la vie infinie prenant conscience d'elle-même, et cette simple joie de te sentir étincelle de vie déployant sa danse au sein de l'infini du cosmos suffit à illuminer toute ta perception du réel et à magnifier le monde entier, à enchanter toutes tes relations, à faire resplendir toutes tes actions, et ton coeur peut accueillir la paix sans limites, plus joyeuse que toute joie, qu'on nomme la félicité.

Il n'y a pas d'autre bonheur que cet état magnifié de conscience : illumination, joie, enchantement, paix, amour.

Il apparaît dès que tu cesses de penser le monde tel qu'il devrait être, dès que tu cesses de te poser des questions sur le futur ou le passé, dès que tu lâches prise avec tout désir de changer quoi que ce soit à ce qui est, y compris ton propre désir de changer, et que tu abandonnes ta vie à la danse de la Vie, en laissant ton âme et ton coeur diriger ton corps et ton esprit, avec confiance, gratitude et grâce.

Alors tu deviens libre, créateur, amoureux, poète, sage, ami de tous et fils de Dieu.

Alors tu commences à vivre réellement.

Alors tu commences à savourer ce qui est là.

Sans cause, sans but et sans fin.

Simple auto-donation de la vie à elle-même.

En toi, Dieu s'éveille à soi et s'émerveille de tout ce qu'il crée.

Là, maintenant, dans la grâce unique de cet instant, où que tu sois, qui que tu sois.

mercredi 11 mai 2011

Joie, simplicité et unité




Le premier pas vers la sagesse, la première porte vers le paradis, la source et la condition de toute joie, la vertu initiale du bonheur, c'est la simplicité.

La simplicité, c'est le réel même !

Tout est simple !

Non le contraire de la complexité, mais l'absence de toute complication.

Non l'inverse de la dualité, mais l'absence de toute duplicité.

Totale présence à soi de soi. Totale célébration de la vie par la vie.

Total amour de ce qui est tel que c'est.

Simplicité de dire merci à tout ce qui se donne.

Simplicité de dire je t'aime à tout ce qui existe.

Simplicité de voir que tout est un dans le chaos symphonique de l'harmonie cosmique.

Beauté du simple, poésie du simple, évidence du simple.

Rien n'est plus simple que l'unité de tout.

Impossible à penser : seulement à savourer.

Joie, joie, joie !

lundi 18 avril 2011

La grande joie du pur amour




Quand l'esprit s'éveille à la réalité, le coeur se purifie immédiatement de ses peurs et la puissance créatrice de la vie - l'Eros - se libère peu à peu de tous les pathos qui le font souffrir.

Le désir érotique peut alors se déployer sereinement en étant libre des attachements et projections comme une pure joie d'être en relation avec l'être aimé à travers les vertus du pur amour.

Douceur, générosité, compassion, toutes les forces de l'âme s'unissent alors pour cultiver le bonheur de l'autre sans rien attendre en retour puisque sa joie augmente spontanément notre propre joie d'être.

L'Eros se magnifie alors en amitié, puis tendresse, adoration et vénération de l'être aimé, et un nouveau sentiment d'amour sans limite apparaît partout dans l'atmosphère qui entoure l'être aimé et magnifie toute l'existence en une expérience d'extase qui peut englober jusqu'à la totalité de l'univers.

Cette extase prend la valeur d'un nouveau bonheur qu'on peut appeler enchantement et qui est la marque du véritable état amoureux.

La vocation la plus haute de la culture - et la tâche la plus urgente de l'éducation - est de libérer la force d'Eros du pathos qui l'emprisonne et auquel on l'identifie le plus souvcent, pour instaurer entre les êtres des relations d'amour sans attachement, des relations vertueuses sans vice, jusqu'à répandre sur la Terre l'esprit de pure fraternité et de communion qui est l'essence de la religion et la plus profonde mission du politique.

Libérons donc notre esprit de ses illusions, purifions notre coeur de ses pathos et la grande paix règnera sur Terre.

jeudi 14 avril 2011

petit et grand bonheur



Il existe deux sortes de bonheurs.

Le petit, qui est la joie de sentir l'harmonie entre moi et le monde, la joie d'être satisfait par ce que je vis, la joie de percevoir que tout va bien dans ce qui se passe et que tout va pour le mieux, malgré les souffrances du monde.

Bonheur déjà immense que ce petit bonheur !

Et puis il y a le grand bonheur, qui est la joie de sentir qu'il n'y a pas de différence entre moi et le monde, la joie de percevoir l'absence de quelqu'un pour être satisfait ou insatisfait par la vie, la joie de percevoir que tout est parfait depuis toujours, la joie de se sentir être Dieu, l'éternelle présence sous les phénomènes.

Bonheur infini que ce grand bonheur...

mardi 5 avril 2011

vers l'océan du bonheur





Il n'y a qu'une voie pour atteindre l'océan du bonheur : remonter à la source du désir et nous abandonner corps et âme dans le fleuve de la joie en nous laissant porter par le courant de l'amour.

mercredi 30 mars 2011

ne vous indignez pas : comprenez et aimez !




L'indignation est le type même du sentiment moraliste qui naît de l'incompréhension et ne fait qu'ajouter de la tristesse et de la colère à la vie.

Qu'est-ce que s'indigner ? C'est se mettre en colère contre une injustice (ou ce qu'on interprète comme tel). Lutter contre l'injustice est une bonne chose, car c'est agir pour créer les conditions du bonheur de tous. Mais jamais agir par colère est une bonne chose. Car la colère est opposée à l'amour. La colère tend à nous faire agir avec passion et donc excès et un certain aveuglement contre l'auteur de l'injustice, elle nous amène à agir avec violence, à dénoncer, à critiquer, à disqualifier, bref à détruire la paix, alors que l'amour tend à nous faire agir pour le bien de tous avec raison et donc avec vertu, c'est-à-dire douceur et générosité.

L'indignation est destructrice de paix, alors que l'amour invite à être créateur de paix.

L'indignation est manque d'humilité et refus du réel, alors que l'amour est pleine humilité et acceptation du réel. Y compris son désir d'aider ceux qui en ont besoin !

S'indigner c'est ne pas comprendre que nécessairement les ignorants ne peuvent agir que comme des ignorants, les fous que comme des fous, les stupides que comme des stupides, les avides que comme des avides. Construire des centrales nucléaires, empoisonner les aliments, faire la guerre, cultiver le luxe en ignorant la misère, autant de signes de stupidité et d'ignorance que l'indignation ne peut que renforcer, par une stupidité de plus, car l'indignation est la colère face à l'action de l'autre, dont l'origine est en réalité notre propre impuissance à aimer.

S'indigner c'est ne pas comprendre la profonde sagesse de Dieu et c'est croire que les hommes ont un libre arbitre.

Comprenons donc les stupides et les ignorants, comprenons les pervers et les méchants, et aimons en chacun l'être faible et l'enfant blessé qui n'a pas trouvé d'autre moyen pour chercher sa joie que de faire le mal autour de lui pour se venger des violences qu'il a subies depuis l'enfance.

Ne vous indignez pas : comprenez et aimez, et donnez aux stupides et aux faibles ce dont ils ont besoin, la joie de devenir intelligents et forts, et l'amour d'eux-mêmes en apprenant à faire le bien.

Quand vous sentez une colère monter contre une injustice, quand vous sentez monter en vous le poison moraliste et faussement éthique de l'indignation, transformez la en amour et cherchez à comprendre, à aider, à mettre de la lumière et de la force là où il y en a besoin.

Et commencez pas vous-mêmes !

mercredi 23 mars 2011

Le bonheur est dans la tendresse




Le bonheur n'est pas dans la puissance, l'argent ou la gloire, il est dans la tendresse. L'alliance entre l'amour et la paix, l'abandon à la confiance d'être pleinement soi, pleinement vivant, pleinement présent, dans l'impensable mais bien réelle communion des âmes et des corps qui naît spontanément quand il n'y a plus aucune place pour la violence, parce qu'il n'y a plus que l'amour.

La tendresse, le "tendre vers l'être", c'est l'abandon à la pureté de l'amour sans recherche d'autre chose que le plaisir d'être ensemble. Seulement être là, dans la partage, à savourer la splendeur de l'instant, dans le royaume du réel.

Le chemin vers la tendresse est simple, infiniment simple. Son nom semble faible alors qu'il est en réalité l'expression de la plus haute puissance en ce monde. Le chemin vers la tendresse, c'est la douceur.

Bienheureux les doux, parce qu'ils habitent le royaume de la tendresse.

samedi 12 mars 2011

la joie par l'humour






Quand ça va mal, il existe un remède miracle pour sortir de la tristesse et retrouver la Joie. Une pensée magique, que seuls les sages peut-être ont la folie d'avoir constamment en tête, mais que les fous que nous sommes peuvent parfois avoir la grâce de comprendre dans ces inexplicables éclairs de sagesse qu'on appelle l'humour.

Cette pensée est la suivante : pourquoi s'en faire, puisque rien ne peut être autrement que comme cela est ? Comprendre que tout arrive nécessairement comme cela arrive sans que rien ni personne ne puisse rien n'y changer engendre immédiatement une joie infinie qui libère de toute volonté de changer quoi que ce soit à la réalité, unique source de tristesse, pour se réjouir inconditionnellement de ce qui arrive quelle qu'en soit la teneur, et sans rien perdre ni de la perception lucide de sa valeur plus ou moins bonne ou mauvaise ni le désir de l'améliorer pour notre plus grand bonheur. Comment réaliser ce prodige, qu'on peut assimiler à une véritable libération ?

Je deviens joyeux malgré ma tristesse quand je comprends que la réalité est parfaite, qu'elle me plaise ou non, pour peu que je la considère d'un point de vue non personnel, en la considérant dans sa totalité et sa nécessité intrinsèque. Il n'existe et ne peut exister en effet qu'une seule réalité, celle-là même qui arrive en ce moment même, qu'on peut donc à bon droit et contre toute attente appeler "parfaite" puisqu'elle est nécessairement la meilleure possible (ou la pire, ce qui revient strictement au même, ce qui est d'ailleurs encore plus risible).

Cette étonnante quoiqu'évidente vérité a été exprimée en son temps par Spinoza en termes assez comiques, ce qui fait d'ailleurs de ce philosophe réputé austère peut-être le plus drôle de tous les temps : "dans la mesure où je comprends pourquoi je suis triste, écrit Spinoza, je deviens joyeux." Dans la mesure en effet où je comprends que je suis triste parce que je ne perçois pas la nécessaire et constante perfection du réel qui m'attriste, je m'éveille instantanément à la contemplation émerveillée de cette perfection et vois ma tristesse se transformer en joie, tout en comprenant que cette tristesse elle-même était parfaite et qu'elle ne pouvait pas ne pas arriver, pas plus d'ailleurs que la joie nouvelle de ma compréhension.


Pour dire autrement ce grand paradoxe, c'est dans la mesure où je comprends que je ne possède aucun libre-arbitre et que je suis comme tout le monde absolument soumis au destin que j'accède à la plus haute liberté.

Ainsi tout en ce monde peut-il devenir source de joie, y compris les pires tristesses et sources de tristesses, pour qui possède la sagesse ou à défaut l'humour.